La voix qui plonge dans la spirale négative

Vous connaissez sûrement cette voix diabolique qui vous martèle : “Tu es nulle” “Encore trompée ? Tu n’es vraiment bonne à rien” “Je te l’avais bien dit que tu en es incapable” “C’est ça pleure, on le sais tous que tu n’es qu’une faible”.

Par moments elle devenait si violente que je n’avais qu’une envie : me cogner la tête contre un mur.

A cette époque, j’étais dans un état dépressif avancé. J’étais étudiante et ma capacité de concentration était réduite au point de me faire redoubler. Je me victimisais énormément, et inévitablement, j’attirais des évènements encore plus dramatiques.

Je séchais beaucoup de cours, je ne me nourrissais que de biscuits car je pensais que je ne valais pas la peine de me cuisiner un vrai plat. Et puis je n’avais envie de rien.

(Ceci dit aujourd’hui je n’aime toujours pas cuisiner. Mais j’ai appris à me préparer rapidement des repas équilibrés et bons pour mon corps et ma santé 😉 )

Je noyais mon chagrin dans des comportements à risque : alcool, boulimie… Et surtout, hypersomnie. Parfois je pouvais dormir 18h dans une journée juste pour oublier ma peine. Où était l’intérêt de me lever ?

Je me sentais inutile. Je ne voyais pas ce que j’avais à apporter à ce monde qui, quoi que je fasse, me récompensait systématiquement par un coup de poing dans la gueule.

 

Comment voulez-vous évoluer dans la vie si vous vous faites insulter en permanence ? C’est juste impossible.

 

Nous avons le potentiel d’être nos pires ennemis. Cet exemple en est la preuve. Tous les jours, je me répétais que je me détestais. Que tout était de ma faute. Que je méritais tous les malheurs qui m’arrivait.

Avec le recul, je me rends compte à quel point je suis chanceuse d’avoir pu m’en sortir aussi vite. Et aussi bien.

Avant que je décide de changer d’attitude, il est probable que j’aurais pu connaître des évènements encore plus terribles.

 

“Il faut que ça change !”

 

J’étais fatiguée. J’étais triste. Mon corps portait des lésions douloureuses des divers traumatismes que j’avais subis. Je venais de me faire larguer d’une relation qui avait très joliment débuté. Mon amie, la seule au courant de l’intégralité de mes déboires et qui m’aimait malgré tout, était décédée quelques mois auparavant. Elle me manquait énormément. Je trouvais cela injuste de rester avec toute cette peine et cette négativité alors que elle, elle avait tant de joie à distribuer ici.

Et je me lamentais intérieurement, tout en m’insultant. J’avais encore échoué dans un projet. J’étais partie à l’étranger et j’ai dû rentrer plus tôt que prévu.

 

Jusqu’au jour où… La décision s’est prise en un claquement de doigts.

C’est fini, j’arrête de me maltraiter.

 

ET C’EST TOUT.

 

J’ai juste fait un choix : faire de mon mieux, un pas après l’autre, en souriant.

Ce fut beaucoup moins difficile que je ne l’aurais imaginé.

 

Voici ce qui a suivi immédiatement après cette décision :

  • Admission en école d’ingénieur

  • Rencontres amoureuses saines

  • Création d’amitiés fabuleuses

  • Mémoire et soutenance major de promo

  • Voyages mémorables

  • Découvertes passionnantes, donnant du sens à ma vie

  • …Et tant d’autres jolies choses !

 

J’ai changé mes pensées. C’est simple. Ce n’est pas facile tout le jours. Mais la résolution du problème est aussi simple que cela.

 

 

Les 4 étapes pour rompre la spirale négative

Gardez en tête que le plus important, c’est d’aller à votre rythme. Ne vous jugez pas si vous n’y arrivez pas dans la minute. A force de répétition, cela viendra forcément.

Etape 1 : écouter la pensée négative

Exemple : “Encore une mauvaise note. Je suis nulle”

Etape 2 : l’accepter sans juger

“A cet instant, je pense que je suis nulle”

Etape 3 : choisir de s’en séparer

“Un numéro sur un bout de papier ne peut pas faire office de sentence quant à ma valeur personnelle”

Etape 4 : Remplacer par une autre pensée

“Je me pardonne de m’être insultée. Je ferai au mieux la prochaine fois pour avoir une meilleure note. Je m’aime et je m’accepte”

 

Processus débile ? Honnêtement, c’est ce que je me disais aussi.

Mais en fait, tout part de là. Les pensées qui traversent notre cerveau créent directement notre posture. C’est logique. Nos muscles sont cntrôlés par notre cerveau. Les pensées sont contrôlées par notre cerveau. Quant à nos émotions sont contrôlées par notre cerveau émotionnel, basé dans le ventre. Mais devinez ce qui s’y passe ? Des influx nerveux.
Changez les pensées. C’est difficile au début car la négativité est bien ancrée. C’ets une habitude à prendre. Et vous pouvez tricher : mettre des antisèches dans la maison ou sur votre téléphone par exemple pour vous en rappeler. Une alarme peut être une bonne idée également.
Prenez soin de vous à travers cette question : quelle est la prochaine pensée positive que vous choisissez d’ancrer dans votre esprit ?
Si vous ne savez pas trop par quoi remplacer vos anciennes pensées, je vous conseille ce livre de Louise Hay qui très pertinent à ce sujet. Cliquez sur l’image ci-dessous pour en savoir plus et lire les commentaires enjoués des lecteurs.