Vie de femme, vie de rêve ?

Parfois en tant que femme je me pose bien des questions. Pour tenter d’avoir des réponses, je fais comme (presque) toutes les femmes du XXIe siècle : soit je google, soit je discute avec d’autres femmes. Je ne me définis pas comme féministe. J’écoute le débat d’une oreille lointaine, sans me sentir réellement concernée par les problématiques. Je sais que cela peut sembler paradoxal en tant que femme ayant vécu des violences inacceptables, mais c’est ainsi, c’est mon ressenti.

Certes, je constate certaines inégalités et injustices, mais plutôt que de m’en plaindre je préfère réfléchir à des solutions. Par exemple, lorsque j’étais salariée, j’ai très vite constaté une différence de salaire significative par rapport à mes collègues de sexe masculin, à expérience et date d’entrée dans l’entreprise égales. En échangeant avec eux, j’ai remarqué qu’ils osaient plus mettre en avant que moi leurs accomplissements. Quelque chose que moi je percevais comme trivial, eux insistaient dessus comme étant une réussite, ou du moins quelque chose d’important nécessitant un effort certain. Personnellement je mets rarement en valeur mes travaux et c’est un tort. C’est de la fausse humilité. Ce n’est pas la partie humble de moi qui me dit de ne pas en parler, mais mon égo qui me dit que je peux toujours faire mieux même quand j’ai donné le maximum. Et je n’ai pas toujours le courage de le défier.

Je travaillais autant (voire plus) que mes collègues hommes, mais leur mode de communication leur donne plus de visibilité. On a beau crier à l’injustice, mais au final c’est bien moi qui faisait me choix de communiquer pauvrement sur tout ce que j’accomplissais. Certaines diront qu’une femme qui revendique est beaucoup plus mal perçue qu’un homme qui ferait exactement la même chose. Je pense plutôt qu’étant donné que cela est plus rare, ce sera perçu comme une surprise, mais pourquoi serait-elle nécessairement négative ? Tant que rien n’est tenté, la réponse ne viendra pas.

Du coup, je suis en train de travailler sur la notion d’argent, et de nettoyer une à une les croyances qui font que je ne m’autorise pas à vanter mes talents. Mais c’est un peu long, si vous connaissez des raccourcis partagez-le dans les commentaires.

Une sous-valorisation permanente

Je remarque le phénomène chez beaucoup d’autres femmes : elles sont douées, talentueuses, mais elles n’osent pas demander. Et quand elles le font, la réponse négative les conforte dans la croyance qu’elles ne méritent pas plus. Alors qu’en fait, les hommes perçoivent un non comme une simple occasion de redemander plus tard.

Il arrive que l’on ressente (consciemment ou non) un sentiment d’imposture. On se dit “c’est déjà énorme que l’on m’accepte dans ce travail, c’est un peu abusé de demander plus”. Vous pensez vraiment que vous allez être virée (d’autant plus si vous travaillez en France où les procédures sont compliquées) parce que vous vous êtes parée de votre plus beau sourire pour rappeler tout ce que vous avez accompli depuis X mois ou années ? Et si jamais on vous rappelle vos erreurs, vous répondrez que vous en avez tiré les leçons.

C’est plus simple à dire qu’à faire. C’est pour cela qu’il faut d’abord travailler sur soi. Il y a un petit livre (parmi tant d’autres) qui aide bien à cela. C’est un guide pratique pour remplacer les pensées négatives par des positives. L’auteur compare notre esprit à un jardin, et elle nous explique comment éliminer les mauvaises herbes, et planter les bonnes graines que vous voulons avoir dans notre jardin. Si l’ouvrage vous intéresse, cliquez ici.

Même les femmes qui se revendiquent libres, fortes, indépendantes ont encore un peu de soumission en elles. Le poids du paradigme est très fort. Celles qui crient continuellement sont dans la réaction contre, traduisant une colère, une frustration, et donc l’expression d’une certaine privation de liberté.

Quel chemin prendre ?

Lorsque l’on est face à un dilemme concernant notre vie de femme, on reçoit deux types de réponses de l’extérieur :

  • “n’en demande pas trop, les féministes revendiquent tout et n’importe quoi”
  • “dénonce ! agis !” avec le message culpabilisant “si tu ne fais rien c’est que tu aimes être soumise”

Difficile au milieu de toutes ces réflexions de savoir ou donner de la tête. Faute de trouver des réponses, le plus simple est peut-être de s’écouter pour déterminer ce qui est le plus juste pour Soi. Oui, cela implique que nous pourrions être amenées à poser des actions un peu effrayantes à première vue. Nous avons le droit de prendre notre temps pour y aller, de réfléchir. Nous avons le droit de ne pas vouloir nous précipiter. L’essentiel est de le faire. Un pied devant l’autre.

Qu’est-ce qu’une vie de femme assumée ?

En posant une action pour affirmer qui l’on est, ce que l’on vaut, on avance bien plus que si l’on gaspille de l’énergie à se plaindre de telle ou telle injustice. Bien sûr, on n’oublie pas de célébrer nos petites victoires. La vie est magique, plus on est fiers (sans tomber dans l’arrogance) de nous, plus les opportunités de réaliser d’autres choses qui nous rendent fiers affluent. L’inverse étant vrai avec le découragement, que choisissez-vous ?

Je suis issue d’une famille ou la féminité est naturellement très puissante. Les femmes avec qui je suis liée par le sang ont un pouvoir qui est tel qu’il perturbe les hommes de nos vies. Tout cela pour dire que dès que je délaisse ma part de féminité, la vie me la remet au premier plan. Je pourrais passer des heures à raconter des histoires incroyables, mais elles sont encore trop intimes.

La vie de femme est difficile parfois, mais toujours ô combien passionnante. Je l’ai longtemps nié. Je voulais être un homme dans certains moments de ma vie juste insupportables. Maintenant que je réalise le potentiel féminin non exploité par chacune, je rêve de le voir mis en oeuvre.

Méfie-toi des puissances, des Vierge sans défense, leurs forces sont subtiles, la Force est Féminine ! – M.F.

Nous n’avons pas à agir comme les hommes pour réussir. Nous pouvons nous aussi construire un moyen de transport qui nous convienne. Notre sensibilité est un Don, le rire sarcastique de ceux lisant cette phrase un cadeau à accueillir. Ne vous inquiétez pas si vous avez l’impression que cela ne veut rien dire. Viendra très vite ce moment où le déclic organisera automatiquement toutes les pièces du puzzle.

Première graine à planter pour celles et ceux qui le souhaitent. A essayer 20 jours, en le répétant mentalement au moins 50 fois par jour. Essayez et revenez vers moi pour me dire ce qu’il en est. Dites moi comment vous vous sentez à répéter encore et encore l’affirmation “J’ACCEPTE ET J’UTILISE MON PROPRE POUVOIR”