Nous avons frôlé la mort. Nous avons compris de façon douloureuse à quel point la vie est fragile. Nous savons que le temps est compté, et que la vie est belle. Dans ces conditions, comment ne pas être caractérisés par l’impatience?

L’impatience, ce défaut qui nous rend service

Je veux tout, tout de suite. Tout ce qui me fait du bien, les réponses à toutes les questions que je me pose. Ma notion du temps est bien différente que celle de beaucoup d’autres. A mes yeux, le temps est la ressource la plus précieuse que nous ayons, bien loin devant l’argent. La résilience associée à l’impatience fait que je suis en mesure de prendre des décisions qui me bénéficient positivement bien plus rapidement qu’avant. Je parle dans mon cas, je ne sais pas si cette caractéristique se retrouve chez tous les résilients (n’hésitez pas à partager votre ressenti sur ce point là !).

L’impatience me permet de surmonter ma fatigue ainsi que ma flemme, de bouger en somme. Car lorsque je commence à avoir “la flemme” de faire quelque chose qui serait bien pour moi et pour les autres, une petite question surgit immédiatement dans mon esprit : “Et si tu mourais demain? Regretterais-tu de ne pas avoir tenté l’expérience avant cela?”. Cette question me permet de déterminer si j’ai vraiment envie d’y aller ou non, et c’est ainsi que je multiplie chaque jour les occasions de passer de bons moments.

En voulant tout, tout de suite, je multiplie les expériences, j’échoue et je recommence. Lorsque je sais que je veux quelque chose, je ne lâche rien. Ainsi je ne vois pas mon impatience forcément comme un défaut. Il fait partie de ces défauts que l’on peut utiliser comme un atout, une de ces nouveautés récoltées sur le chemin de la résilience.

Attention aux revers

Bien que cette nouvelle facette de ma personnalité m’a bien aidée et m’aide encore aujourd’hui, je me suis pris des coups durs par manque d’attention. Il ne faut pas oublier de s’écouter. Par exemple dans mon cas, en ayant pas su m’écouter je suis tombée malade, en accumulant manque de sommeil et alimentation déséquilibrée.

Une autre chose que j’ai mis du temps à comprendre est que les autres n’ont pas la même notion du temps que ceux ayant failli mourir. Cela m’a frustrée à plusieurs reprises. Frustrant car lorsque l’on veut aider tout de suite et que en face l’autre met du temps à se décider, on se sent coincé. J’ai horreur de ne pas savoir clairement où j’en suis. Je cherche des réponses maintenant. Il y a des contextes où je déteste entendre “on a le temps”. On peut mourir demain, si une opportunité se présente il faut la prendre, tout de suite.

Vous l’avez deviné, l’impatience fait que l’on se trompe car on a trop précipité les choses. Cela m’est arrivé, et j’en ai tiré les leçons qui s’imposent. Je ne dis pas qu’il ne faut pas réfléchir, je serais mal placée pour cela car je passe mon temps à réfléchir. Action et réflexion sont inséparables pour réussir. Il y a toutefois ces moments où les choses sont tellement évidentes que je peux agir sans l’ombre d’un doute. Encore une fois, tout est question d’équilibre à trouver.

J’évite de faire n’importe quoi pour gagner du temps. Il y a des domaines où on ne peut pas accélérer les choses, voire où l’on gâche tout si l’on brûle les étapes. C’est comme le bon vin, il ne s’est pas aromatisé finement en un jour. Chacun a son équilibre à trouver, l’essentiel à mon sens étant… de ne pas avoir de regrets. Tout est question de choix, et de paix avec soi-même.[/fusion_builder_column][/fusion_builder_row][/fusion_builder_container]