​Les délester. 

Nous introvertis hypersensibles avons tendance à TOUT intérioriser. Notre apparent manque de spontanéité nous bloque. Quand une situation particulière se présente à nous, nous avons le cerveau qui tourne à 10.000 à l’heure. Aussi, pour prendre quelques mots à la volée dans tout ce flot, c’est compliqué.

Du coup, on est les experts du silence radio. Une parole brusque nous rend muets comme une carpe. Le pire, c’est que la personne en face ne s’est même pas rendu compte de l’effet de ses paroles sur nous. Du coup, notre silence peut être mal interprété. Nous, on aimerait bien parler, mais notre bouche est comme scellée. On est tellement submergés que l’on ne sait pas par où commencer. Trop d’idées, de révolte ou de passion bout à l’intérieur de nous.


Puis quelques heures passent. Et là, grâce à la pression qui redescend, la magie opère : nos idées s’organisent, et tout devient clair. On sait ce que l’on aurait dû dire. Un discours fluide et agréable, résultant la plupart du temps sur un résultat gagnant-gagnant. Parce que au fond, même dans une situation conflictuelle, nous sommes remplis d’amour pour ceux en face. Même s’ils nous exténuent on les aime, on ne juge que très rarement. On sait que chaque situation est différente, et qu émettre un avis tranché est injuste lorsque l’on ne connaît pas tous les éléments.

Tout est clair, mais il est trop tard. L’autre est loin et tout s’est passé il y a bien longtemps pour lui. Alors, on garde tout pour nous. Et à force de tout garder, les douleurs physiques apparaissent: maux du ventre, tensions du cou, yeux secs, peau hypersensibles  (irritations et/ou eczéma). Tous ces maux sont le résultat de la somme de nos non dits. Non dits car risquant de blesser (la vérité n’est pas toujours bonne à entendre), ou bien juste parce qu’il est trop tard…

Notre erreur, c’est peut être de conserver ces non dits au fond de nous. Les moyens d’extérioriser sainement sont infinis, alors qu’est ce qui nous retient?

A nos ailes 😉